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Note :
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Titre : Très vivant...
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Ce film m'est vraiment apparu comme explosif, en dépit d'une fraicheur et d'un divertissement qui m'a laissé sur une très bonne impression globale.
L'histoire a déjà été ressassé mille et une fois et je passerai la dessus, préférant m'attarder à une interprétation qui m'est chère.
La plupart des critiques vont dans le même sens et font état d'une histoire à peine passable - voire médiocre et d'un film totalement inhabituelle à la Besson qui nous aurait habitué à mieux.
A mes yeux et j'en suis fort aise, ce film m'a beaucoup plû et l'histoire est captivante : certes, on ne doute pas un seul instant du suspense et de la fin heureuse à suivre, mais l'intrigue est toujours mené finement et reste toute en action.
L'action est bien sûr le maître mot du scénario et la réalisation est d'enfer : plusieurs champs de caméras donnent de l'éclat aux sauts et accrobaties des Yamakasis et le spectateur en a plein la vue, notamment au moment de la montée de l'immeuble en tout début de film.
Il faut savoir qu'aucun trucage n'a été rajouté pendant le tournage et les acteurs, agiles comme des singes et entrainés depuis un temps certain, ont eux-mêmes réalisés toutes leurs cascades.
A un niveau plus touchant, la psychologie et la prestance de nos mercenaires fait l'effet d'un coup d'attendrissement : on s'attache aux personnages et même s'ils ne sont pas toujours très honnêtes dans leurs coups fourrés, on reconnait en eux le principe même de la bonté et de la solidarité humaine pour sauver la vie d'un enfant.
En revanche, le cinéphile pourra observer quelques stéréotypes parsemés dans le déroulement mais il faut prendre cela au second degré et ne pas reduire le film à cela.
Sous cet aspect, on assiste un peu à la vie difficile en banlieue et les Yamakasis seraient en quelque sorte le symbole d'admiration et de leaders de leur banlieue.
La police ne peut que leur courir après mais en vain et voici quelques clichés que l'on peut déceler dans le film, bien que ces derniers ne soient présentés et évoqués que de façon quelque peu dérisoirem mais gentillement encore.
- Observation de la vie difficile en banlieue, appel aux quartiers défavorisés avec l'image des habitations, des jeunes qui tentent de s'en savoir.
- L'image d'une police corrompue et raciste.( Joey Starr apparait pendant quelques instants à un moment : bonjour l'ironie ! )
- L'évocation des gros bourgeois plein de thunes et centralisation sur les chirurgiens notamment avec un certain mépris des valeurs concernant les plus pauvres.
D'autres facteurs sont sans doute à prendre en compte encore, mais ce sont les trois la qui m'ont le plus interpellé.
Il ne faut pas non plus penser que Besson ait pris tel ou tel parti en intégrant ces stéréotypes : c'est le scénario vivant qui veut cela tout simplement.
Somme toute, je recommande amplement Yamakasi car nos samourais valent vraiment la peine d'être découvert dans leur art subtil. L'action est spectaculaire dans le vrai sens du terme, nos personnages sont sincères, malins et solidaires et l'histoire touche aussi aux âmes les plus sensibles.
Cela forme un tout qui est vraiment divertissement, et dont la quête repose sur la vie sauvée d'un petit enfant .
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Pseudo :
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Nombre d'avis :223
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Qui suis-je : Mickaël agé de 23 ans, nancéien d'origine, faux parisien qui aime flâner dans la capitale, futur éducateur spécialisé qui espère bosser en AEMO et par la suite, à la protection judiciaire de la jeunesse. Je suis ici car je pense que ce site peut m'apporter un souffle de consolation suite à une déception marquante du site Ciao.fr. A force d'insultes, de calomnies, de médisances sur ma personnalité, cet état de choses explique peut être en partie une lassitude à l'égard de certaines réactions puériles. Je suis toujours étonné, lorsque, en pleine publication d'avis d'un texte littéraire, créatif et profond, on ne juge pas l'avis mais le rédacteur, que le style ne va pas, que ci que ca...Ce sont, voyez vous, des troubles ou des décalages assez déstabilisants mais qui minent à la longue... Je pense également que l'unique planche de salut est le travail mais, en regardant autour de moi, je n'ai pas l'impression que beaucoup de personnes partagent ma vision des choses. Je dirais aussi comme Epicure que le bonheur n'est en fait qu'un trou dans la souffrance. Mais j'ai découvert en plus qu'on peut partager sa souffrance en communiquant réellement avec les gens. C'est aussi un lot de consolation et une petite parcelle de bonheur.
J'ai la chance d'avoir peu besoin de sommeil et j'occupe mes heures précieuses à l'écriture et à la lecture, mais Nietzsche l'affirmait, le sommeil et l'oubli sont nécessaires si nous ne voulons pas devenir des êtres rabougris et spécialistes de leurs petits domaines réservés. Des nuits ne suffiraient pas à épuiser la richesse de la littérature allemande du 20e siècle.
Dernière chose, je pense que la vie devient vite et facilement triviale. On devient quelqu'un en exerçant un travail, on est reconnu socialement mais est ce bien ce que nous désirons devenir? Je me heurte quasiment tous les jours à cette question. Je pense qu'on ne devient un bon éducateur ou pédagogue qu'en recouvrant une forme d'harmonie et de symbiose entre ses connaissances et les moyens dont on dispose pour les partager. Difficile métier d'avenir que le mien, donc, qui me laisse peu de temps pour continuer à lire, ne pas arrêter mes recherches.
Mais savoir que j'ai laissé des traces dans la perception et les acquis d'anciennes personnes est plus que flatteur : cela raye les heures passées aux préparations, discussions, aides diverses et autres tâches administratives. Ainsi va mon but de l'existence, laisser des traces et je crois qu'il serait vain de chercher une autre justification à la vie. Se pose ensuite le problème du genre des traces, comment laisser des traces, c'est à dire créer réellement?
Je vous souhaite à tous et à toutes beaucoup de courage et de persévérance. Mickaël
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