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Titre : Un jeu avec la peur.
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L'univers de Gautier: un univers spécifique et fantastique où l'écrivain français semble jouer avec la peur. Son fantastique est très lié au romantisme dont il reprend les thèmes et qui introduit une rationalité bien cartésienne à l'intérieur de la vie.
Je parlais du talentueux Edgar Poe dans mon précédent avis, mais Gautier est tout autant excellent, si ce n'est plus. Son fantastique est une protestation contre le monde réél dans sa médiocrité et ne peut se comprendre que par rapport à la quête d'une beauté idéale dont il sait qu'elle est inexistante en ce monde : il n'y a pas d'amour heureux selon lui d'où l'omniprésence d'une esthétique de la mort qui va susciter des phénomènes inexpliquées mais traité d'une tout autre manière que Poe.
Théophile Gautier nous livre donc douze récits fantastiques qui n'ont pas de limites trop strictes et n'impliquent pas nécessairement le surnaturel : le fantastique délicieux de l'auteur peut être lié à l'état d'extase de la drogue, à la recherche de l'autre monde et aux goûts des métamorphoses comme dans " Avatar".
Ces récits posent le problème des liens entre l'âme et le corps, et je ne peux m'empecher de citer Gautier " Le désir le plus profond de l'âme est de sortir de l'enveloppe qui la tient prisonnière".
La subtilité de l'auteur réside dans son principe de réalité dans le fantastique et l'importance de l'objet réél est très dense pour embrouiller le récit.
En outre, l'animation de la matière proprement dite crée l'inquiétude dans la mesure où le héros narrateur n'est jamais sûr d'avoir rêvé ou d'avoir vu.
Ainsi, le cadre onirique est très présent et je ne saurai que trop vous recommander la nouvelle " La Morte Amoureuse" qui est très prenante et saisissante. Dans cette histoire, on observe le thème du vampirisme, un thème coloré par l'image d'une femme inaccessible, idéale, fatale, qu'on ne peut connaitre qu'au-delà de la mort : le deuil impossible du désir est donc insupportable pour le personnage Romuald, qui n'est autre qu'un prêtre et est tiraillé entre sa vocation et le désir de cette femme.
Plus précisement, cette nouvelle annonce une amante morte dans un espace de rêve et pour le jeune prêtre, il n'y a de possession vraie en amour que par le truchement du rêve.
C'est le songe qui est le seul lieu où l'amour se réalise, autant dans un cauchemar que dans un rêve éveillé '' La Cafetière".
L'esthétique du rêve prééminente chez Gautier - à la différence de Poe - produit l'accomplissement du désir sans engendrer la peur d'où un fantastique délicieux. Cette vision permet non pas une opposition tragique entre rêve/surnaturel, mais plutôt une coexistence, une superposition du rêve et de la réalité qui peut laisser des traces dans la réalité.
Autre différence avec Poe, celle du fantastique voluptueux chez Gautier, même s'il ne résout pas le conflit entre réél et surnaturel, il permet néanmoins le franchissement d'un seuil qui peut laisser un souvenir exquis.
Ensuite, si l'on veut parler du narrateur, ce dernier peut être un témoin lucide, l'alter-ego du personnage principal ou encore le narrateur dédoublé mais dans tout les cas, il se passe un retour dans le temps. Tout se déroule comme si le fantastique imposait l'impossibilité pour un homme de totaliser tout le réél en un seul monde. Ce statut montre des mondes différents qui affleurent dans le monde réél mais toutefois, qui ne le déchire pas.
Ajoutons à cela que l'animation de la matière est beaucoup plus prononcé chez Gautier que chez Poe. Par exempe, dans la célèbre nouvelle " La Cafétéria", il se crée un environnement inquiétant : l'image de la tapisserie qui s'agite traduit l'horreur, la siddération, l'amour puis la perte. Cette peur traduit la peur de la perte de l'objet aimé, peur de l'interdit en somme.
Somme toute, Gautier joue beaucoup dans ses récits fantastiques sur le développement de la rétrospective évocatrice qui crée une dualité à l'intérieur du personnage en question. Les mondes
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Nombre d'avis :223
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Qui suis-je : Mickaël agé de 23 ans, nancéien d'origine, faux parisien qui aime flâner dans la capitale, futur éducateur spécialisé qui espère bosser en AEMO et par la suite, à la protection judiciaire de la jeunesse. Je suis ici car je pense que ce site peut m'apporter un souffle de consolation suite à une déception marquante du site Ciao.fr. A force d'insultes, de calomnies, de médisances sur ma personnalité, cet état de choses explique peut être en partie une lassitude à l'égard de certaines réactions puériles. Je suis toujours étonné, lorsque, en pleine publication d'avis d'un texte littéraire, créatif et profond, on ne juge pas l'avis mais le rédacteur, que le style ne va pas, que ci que ca...Ce sont, voyez vous, des troubles ou des décalages assez déstabilisants mais qui minent à la longue... Je pense également que l'unique planche de salut est le travail mais, en regardant autour de moi, je n'ai pas l'impression que beaucoup de personnes partagent ma vision des choses. Je dirais aussi comme Epicure que le bonheur n'est en fait qu'un trou dans la souffrance. Mais j'ai découvert en plus qu'on peut partager sa souffrance en communiquant réellement avec les gens. C'est aussi un lot de consolation et une petite parcelle de bonheur.
J'ai la chance d'avoir peu besoin de sommeil et j'occupe mes heures précieuses à l'écriture et à la lecture, mais Nietzsche l'affirmait, le sommeil et l'oubli sont nécessaires si nous ne voulons pas devenir des êtres rabougris et spécialistes de leurs petits domaines réservés. Des nuits ne suffiraient pas à épuiser la richesse de la littérature allemande du 20e siècle.
Dernière chose, je pense que la vie devient vite et facilement triviale. On devient quelqu'un en exerçant un travail, on est reconnu socialement mais est ce bien ce que nous désirons devenir? Je me heurte quasiment tous les jours à cette question. Je pense qu'on ne devient un bon éducateur ou pédagogue qu'en recouvrant une forme d'harmonie et de symbiose entre ses connaissances et les moyens dont on dispose pour les partager. Difficile métier d'avenir que le mien, donc, qui me laisse peu de temps pour continuer à lire, ne pas arrêter mes recherches.
Mais savoir que j'ai laissé des traces dans la perception et les acquis d'anciennes personnes est plus que flatteur : cela raye les heures passées aux préparations, discussions, aides diverses et autres tâches administratives. Ainsi va mon but de l'existence, laisser des traces et je crois qu'il serait vain de chercher une autre justification à la vie. Se pose ensuite le problème du genre des traces, comment laisser des traces, c'est à dire créer réellement?
Je vous souhaite à tous et à toutes beaucoup de courage et de persévérance. Mickaël
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