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Note :
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Titre : Formidable
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La vie, les amours, la mort de Reinaldo Arenas, l’un des plus grands écrivains cubains du vingtième siècle et artiste homosexuel persécuté par le régime Castriste.
Après avoir dépeint la vie d’un autre artiste décédé beaucoup trop tôt, celle du peintre Basquiat, le réalisateur Julian Schnabel nous offre avec cette hymne à la liberté d’expression un film bouleversant et magnifique. A travers toute une vie liée à l’écriture, à travers des paysages magnifiques qui vont du Cuba rural et verdoyant au New York urbain et misérable, Julian Schnabel nous conte, car il s’agit en quelque sorte d’une histoire formidablement mise en image, le destin d’un homme qui n’a cessé d’œuvrer sa vie durant pour sa liberté. Liberté non seulement intellectuelle mais aussi sexuelle, donc liberté de vouloir vivre à sa manière plutôt qu’à une autre, préfabriquée par la dictature de Castro.
La reconstitution est dans ce sens formidable, Schnabel peint la jeunesse d’Arenas avec sensibilité et même passion. On y voit un adolescent, doué en poésie, chamboulé comme il se doit à cet âge là par la découverte de son homosexualité. Double inconvénient lorsque l’on vit à Cuba durant le régime Castriste. De là, Schnabel fait preuve d’un véritable talent de metteur en scène doublé d’un artiste puisqu’il ne cesse d’épouser tout du long le point de vue de son personnage. Ainsi bien qu’il montre toute l’horreur qui résulte de cette dictature de manière admirable, sans tomber dans le misérabilisme ni la complaisance de scènes violentes, le réalisateur donne à ces images une force poétique tout à fait singulière et une légèreté formidable malgré le propos obscur. Il suffit du plan de la mer, du ciel, où même d’un Johnny Depp en transsexuel pour capter toute l’originalité de cette biographie filmée.
Pour son interprétation du poète cubain, Javier Bardem transcende le personnage et l’habite littéralement, sa silhouette de brute et son air de candide s’accordant parfaitement avec ce personnage de poète maudit. Il est l’une des grandes trouvailles d’un film qui n’en manque pas. Olivier Martinez, en amant de Reinaldo est formidable lui aussi.
Le final qui voit la mort de l’écrivain à New York a l’extrême mérite de ne pas tomber dans la sensiblerie bon marché qui aurait gâcher un peu notre plaisir.
On comprend l’intérêt que porte Julian Schnabel à tous ces artistes, à raconter leur vie jusqu’à leur mort prématurée. Il tente de faire revivre un artiste trop rapidement disparu, non par peur qu’ils disparaissent dans l’oubli mais pour qu’il soit réhabilité en temps qu’artiste exceptionnel. Pari au combien réussi.
A noter que, si le film a été produit par les Américains, ceux-ci n’ont pas pour autant la part belle (le poète ne fût pas traiter contre le SIDA car il n’avait pas de Sécurité Sociale aux Etats Unis). Chose assez rare pour être soulignée.
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Qui suis-je : Un p'tit gars qui vit pour le cinéma et qui travaille dans la comptabilité. Ironie de la vie ou autoflagellation ?
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