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11'09''01 september     
 
Note :               
Titre : Face à l'indicible 00/00/00   
Pour vous, cet avis est :
« 11’09’’01 » est un ouvrage collectif regroupant onze cinéastes et qui, à partir d’un schéma bêtement anecdotique, prend davantage l’aspect d’un pot-pourri surpris en flagrant délit de manque d’inspiration que celui d’un ensemble de visions et réflexions disparates autour d’un évènement unique et indicible. Au fond, cet amoncellement bien poli de courts métrages, et pour certains « courts » dans tous les sens du terme, ne nous révèle finalement que trois choses. La première : que ce genre d’entreprises de mauvais goût, oeuvre d’apprenti sorcier qui n’ont rien de mieux à concevoir que des projets saugrenus, ne débouche que très rarement sur un résultat intéressant, tant sur le plan artistique que politique. La seconde : que le « politique » n’a jamais été et ne sera jamais l’affaire des artistes qui, à de rares exceptions près, ni comprennent rien et n’ont donc rien que de très mièvre et trivial à en dire. La troisième : que cet évènement « extra-ordinaire » du 11 septembre 2001, extra-ordinaire au sens le plus stricte, est si extraordinaire qu’il en dépasse la fiction même et la rend donc, de fait, vaine et sans aucun objet. On imagine donc bien qu’à partir de là « 11’09’’01 » (traduisez 11 minutes, 9 secondes et une image) n’avait aucune chance de dépasser son impossibilité, qui est pour ainsi dire « consubstantielle ». Onze cinéastes donc, onze courts métrages, aucun recul, peu d’inspiration et aucune originalité. C’est que les onze réalisateurs sont littéralement dépassés par l’évènement lui-même. On se demande d’ailleurs ce qui, dans ces conditions, les a décidé à se lancer dans un tel gouffre. Car ce qui est frappant ici, c’est que tous, sans exception, ne parviennent pas à s’extraire de la fascination qu’a exercé et qu’exerce encore sur nous cette incroyable tragédie. Leur velléité d’originalité est flagrante, leur échec est total. Lelouch, finalement, est celui qui exprime le mieux, volontairement, le caractère indicible de l’évènement en mettant en scène une sourde muette. Mais Lelouch reste Lelouch et son film reste un film de Lelouch. Passons... Youssef Chahine, quant à lui, et indépendamment de son point de vue qui reste (quoiqu’on en pense) respectable, se livre à une scabreuse péroraison guère plus élevée que celles qui doivent s’entremêler au Café du commerce les jours de marché. C’est affligeant de superficialité. C’est désespérant d’indigence. Mira Nair nous offre un film gentillet, parti d’une bonne intention mais arrivé à rien, si ce n’est à nous fatiguer de tant de stéréotypes en tous genres. Sean Penn. Là, c’est compliqué. Enfin, ce qui est compliqué, c’est de démêler l’espèce de fatras qu’il nous assène et qui s’achève en nous achevant littéralement devant tant de pauvreté d’imagination. Amos Gitaï, lui, nous livre en un long plan séquence plutôt bien réalisé, un défilé archi convenu de trois personnages mêlé au chaos d’un attentat en Israel, un militaire très excité, un ambulancier hystérique et une journaliste, bien sûr avide de spectaculaire. L’absence d’originalité occupe ici le rôle principal. Shohei Immamura dérive, de son côté, en une sorte de fable où ne cesse d’empuantir l’atmosphère une espèce de rancune nippone plutôt incongrue. Reste Samira Makkhmalbaf qui fait preuve, à travers son récit, d’une certaine subtilité et d’une pertinence politique tout à fait intéressante. Idrissa Ouedraogo, dans un registre similaire, montre avec beaucoup d’humour le décalage, là encore, existant entre l’énormité de l’évènement et sa perception en terre d’Afrique. Le film de Alejandro Gonzales Inarritu est, en définitive, celui auquel on en veut le plus. Car c’est vraiment le seul qui parvient à hisser la forme de son film au niveau du tragique de l’évènement. Malheureusement, le contenu demeure copieusement pleurnichard et sans vraiment de profondeur, celui-ci se limitant à nous asséner de corps chutant dans le vide. Toutes les télévisions du monde avait, en leur temp
 
 
Scénario  
Réalisation  
Jeu d'acteurs  
Musique  
Emotion  
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Rédacteur
Pseudo : Dr Mabuse
Nombre d'avis :76
Qui suis-je :
Ben... Chu moi... Voilà... Pour l'instant... En attendant... Après, je changerai peut-être... Je sais pas encore... J'hésite... On verra...
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