|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Découvrez notre
et la
.
|
|
Opinions : jusqu'à 120 Plebiz.
: 100 Plebiz par filleul.
PlebiCity récompense la qualité des avis !
Avec notre d'avis qui nous ont plu.
| |
|
|
|
|
Achetez aux meilleurs prix avec notre partenaire
eBuyClub
DES REMISES JUSQU'A 15%
SUR + DE 100 SITES MARCHANDS !!!
CLIQUEZ ICI
|
|
|
|
Note :
|
|
Titre : audacieux et brillant
|
00/00/00
|
|
|
|
Un scénario brillant et audacieux qui explore le processus créatif de son auteur. Une véritable profession de foi pour le cinéma indépendant.
Raconter un film de Spike Jonze & Charlie Kaufman sans s'emmêler les pinceaux n'est pas chose facile. Non pas qu'ils soient difficiles à suivre, ou qu'ils ne procurent qu'un plaisir purement intellectuel. Mais parce que l'un comme l'autre, "Dans la peau de John Malkovich" et "Adaptation" franchissent la frontière entre réel et fiction avec une audace, un humour et une originalité qui forcent l'admiration. Le duo le plus allumé de l'Amérique nous convie cette fois-ci à une expérience de cinéma étonante, assister à un film dont le scénario est en train de s'écrire. L'objectif, périlleux, n'est pas réellement d'entrer dans la peau de Charlie Kaufman, mais plutôt pour le scénariste de sortir de la sienne, pour mettre en scène son angoisse de la page blanche et explorer le processus créatif.
Charlie Kaufman apparaît donc sous les traits de Nicolas Cage (excellent), transformé en looser névrosé, et flanqué d'un jumeau fictif à qui tout réussit. Alors que le premier se perd dans les pages d'un livre inadaptable ("Le voleur d'Orchidées" de Susan Orlean), le second rencontre le succès dès ses débuts en tant que scénariste avec un script minable, bourré de clichés et de grosses ficelles. Entre fiction et autobiographie le film commence alors à mélanger la vie privée désastreuse de Charlie et ses pannes d'inspiration, l'histoire de Susan Orlean, les making-of de "Dans la peau..." et de "Adaptation", grâce à de subtils jeux de miroirs et à des histoires qui s'emboitent comme des poupées russes.
En mettant ainsi son travail en scène, Kaufman n'est pas plus narcissique que ne l'était Malkovich dans le film qui semblait faire de lui un mythe vivant. Ne voir dans "Adaptation" qu'un simple exercice de style emprunt d'auto-satisfaction, c'est laisser bien peu de place à l'essence même du film: Son regard grinçant porté sur Hollywood, et surtout sa narration disjonctée qui suit les soubresauts du scénariste, avec ses moments de doute, ses éclairs de génie, ses errances, et ses inavouables tentations.
...comme celle de vendre son âme au diable en laissant son double Donald mettre la main à la pâte pour boucler le travail. Par effet de contamination, l'influence néfaste de Donald remonte peu à peu les étages de la narration, en appliquant les recettes toutes faites made in Hollywood, ce que Charlie voulait justement éviter. Spike Jonze s'en donne à coeur joie et en adopte volontairement les codes les plus affligeants: suspense facile, situations plaquées, deus ex machina, monologue larmoyant, et bien sûr un amour impossible. Mais le réalisateur (clippeur expert en parodie) filme cette finale avec discrétion et humilité, sans succomber à la tentation du pastiche fastoche. Au lieu d'appuyer l'ironie, ce qui provoquerait une distance superflue par rapport au scénario, il laisse plutôt le film se saborder de lui-même.
Livrer ainsi un film si singulier à ses propres démons, voilà une belle et originale profession de foi pour le cinéma indépendant!
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Pseudo :
|
|
Nombre d'avis :236
|
Qui suis-je :
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|